Historique

PRESENTATION DE LA COMMUNE

COMMUNE DE MERI

Le peuple Meri, sous la conduite de GAIWA, serait venu du Soudan poussé dans leur migration par la montée de l’islamisation pour s’installer dans la région de « MARVA » (nom qui deviendra plus tard Maroua) après avoir traversé la république sœur du Tchad.

Les Meri seront, une fois encore, rejoints par les partisans de l’islam à Maroua et ils ont été obligés à migrer vers le mont « Lanterne de Meri », une montagne voisine de MADAKONAI, afin de se mettre définitivement à l’abri de ces envahisseurs.

Dans leur refuge, GAIWA et les siens furent aussi rejoints par un inconnu qui vivait dans une grotte non loin de leur implantation lequel fut repéré grâce à la fumée du feu qu’il allumait pour se réchauffer et préparer la nourriture.

GAIWA usa de tous les subterfuges pour identifier ce nouveau voisin qu’il réussit à kidnapper. Au cours de l’exploitation de leur otage, GAIWA se rendit compte que c’est un éclaireur, membre de la famille de BIZI- Mofou, qui est en prospection d’un endroit plus sécurisé en vue de mettre sa famille à l’abri des envahisseurs peulhs.

Très vite, GAIWA va sympathiser avec ce dernier en lui donnant sa fille en mariage et en échange, il dira à ce dernier de lui faire allégeance. Ce que son gendre accepta. C’est suite à cet accord que la famille BIZI-Mofou vint s’installer dans le massif montagneux et demeura soumise à GAIWA. Les BIZI-Mofou sont des grands croyants animistes ; ils vouent des cultes aux ancêtres « le Kouli ».

Leur fête traditionnelle appelée « Maraï » se célèbre une fois tous les trois ans. A travers cette fête, ils implorent la volonté des ancêtres sur les récoltes pour que celles-ci soient protégées et embellies.  Les sacrifices voués aux ancêtres consistent en l’immolation d’une ou plusieurs bêtes selon la bourse de chaque chef de famille. Le sang des animaux sacrifiés est recueilli et versé dans la farine de mil.

La viande et la farine mélangée au sang d’animaux sacrifiés sont consommées à l’état cru et toute famille est obligée d’en consommer de peur de se voir taxé de porteur de malheur de la famille durant les trois prochaines années. Au cours de cette fête, le chef GAIWA fut aussi invité. Le matin même de la fête, une de ses épouses mit au monde un fils qu’il lui donna le nom de MARAI en souvenir de cette journée de fête. A sa mort, MARAI lui succéda et fut un chef très respecté des siens. C’est lui donc qui va donner son nom à Meri.

Progressivement, les massifs montagneux environs seront tour à tour occupés par des communautés venues de DOUGOI, MAKABAI et de PAPATA, arrondissement de Maroua.

Quelques grandes dates ont marqué l’histoire de Meri :

  •  – 1950 : M. Bernard de Gellis, Adjoint au chef de subdivision est chargé de la gestion des affaires des massifs environnants de Meri ;
  •  – 1954 : Création du tribunal coutumier ; 
  • – 1955 : Création d’un centre rural avec un tribunal coutumier à Meri, d’un dispensaire, d’une école primaire et un campement administratifs ;
  •   – 1957 : Ouverture de la route reliant Douvangar à Ouazzang longue de 22 kilomètres ;
  •   – 1959 : Construction de la sous-préfecture ;
  •  – 08 juin 1959 : Création de l’arrondissement de Meri ;
  •   – 08 janvier 1960 : Ouverture officielle de l’arrondissement ;

Contacts et localisation

Meri est une commune   située dans le département du Diamaré, en région de l’Extrême-Nord au Cameroun.

Lun – Ven : 7:30 – 15:30

Actualités et mises à jour de la ville

La commune de Méri a été créée par Décret N° 60/83 du 31 décembre 1960. Située dans l’Arrondissement de Méri, département du Diamaré, région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

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